Contrôle technique des véhicules utilitaires

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en février 2020

Sommaire

Le contrôle technique de véhicules utilitaires jouit d’un statut particulier, à mi-chemin entre le contrôle technique des véhicules particuliers et celui des poids lourds. Précisions.

Le contrôle technique de l'utilitaire : 3 catégories

On distingue plusieurs sortes de contrôles techniques selon le type de véhicule concerné. Dans le domaine automobile, les 3 principaux sont :

  • le contrôle technique pour les VP (voitures particulières) ;
  • le contrôle technique pour les utilitaires légers (VUL) ;
  • le contrôle technique pour les utilitaires lourds et transport de personnes (ou poids lourds).

Le contrôle technique permet de vérifier l'état de marche et d'entretien du véhicule. Si les points contrôlés sont les mêmes que ceux des VP, les véhicules utilitaires sont donc soumis à un contrôle technique plus fréquent.

Périodicité du contrôle technique

La directive européenne 2009/40/CE définit les catégories de véhicules soumis au contrôle technique et leur périodicité :

Catégorie

Type contrôle technique

Périodicité

Poids lourds (> 3,5 t) et transport de personnes (+ de 9 places assises)

Contrôle technique poids lourds

1 an après achat neuf, puis tous les ans

VP (voiture tourisme)

Contrôle technique automobile

4 ans après achat neuf, puis tous les 2 ans

VUL (utilitaires)

Contrôle technique automobile

4 ans après achat neuf, puis tous les ans

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Points communs du contrôle technique entre VP et utilitaires

Il existe de nombreux points communs entre le contrôle technique d'un véhicule particulier et celui d'un véhicule utilitaire.

Le premier contrôle technique

Il s’effectue avant le 4e anniversaire de la première mise en circulation.

Les points de contrôle

Les points de contrôle sont au nombre de 133 et touchent les 9 fonctions suivantes :

  • identification du véhicule (plaque d'immatriculation, plaque constructeur, frappe à froid sur le châssis, document d'identification, etc.) ;
  • équipements de freinage (plaquettes, disques, flexibles, câbles, liquide de freins, etc.) ;
  • direction (volant, rotules de direction, colonne de direction, etc.) ;
  • visibilité (pare-brise, rétroviseurs, essuie-glace avant, lave-glace, etc.) ;
  • feux, dispositifs réfléchissants et équipements électriques (phares, feux de croisement, feux de position, feux stop, câblage électrique, batterie, etc.) ;
  • essieux, roues, pneus et suspension (porte-fusées, roulements de roues, jantes, pneus, amortisseurs, rotules de suspension, etc.) ;
  • châssis et accessoires du châssis (état général du châssis, tuyaux d'échappement et silencieux, réservoir et conduites de carburant, transmission, portes, sièges, etc.) ;
  • autre matériel (ceintures de sécurité, airbag, avertisseur sonore, indicateur de vitesse, compteur, etc.) ;
  • nuisances (émissions de gaz, fumées d'échappement, bruit moteur, etc.).

Le tarif du contrôle technique

N’étant pas fixé par l’État, il s’échelonne de 50 à 90 €*.

Le tarif du contrôle technique doit être affiché à l'entrée et à l'accueil du centre de contrôle technique.

La contre-visite

Au cas où un ou plusieurs points de contrôle obligatoires s’avèrent négatifs, le propriétaire du véhicule est contraint de remettre en conformité son véhicule avant de le représenter. La contre-visite doit être effectuée dans un délai de 2 mois à partir de la date anniversaire de la visite obligatoire, au centre de contrôle de son choix pour validation. Le tarif de cette contre-visite varie de la gratuité à 30 €.

Particularités du contrôle technique des véhicules utilitaires

Depuis le 1er janvier 1999, il est renforcé par un examen complémentaire qui a lieu entre deux visites périodiques, c'est-à-dire 10 à 12 mois après chaque contrôle technique favorable. Cette visite complémentaire concerne les points identification et pollution. Son tarif s’échelonne de 20 à 40 €.

Si le résultat est négatif, une contre-visite est nécessaire : elle doit être effectuée dans les 2 mois suivant la date de la visite technique complémentaire défavorable.

Documents prouvant le contrôle technique de l'utilitaire

Voici la liste des documents prouvant que vous êtes en règle avec le contrôle technique de votre utilitaire : PV de contrôle technique, PV de la visite complémentaire avec la mention « visite complémentaire », timbre sur le certificat d'immatriculation (ou carte grise) et enfin la vignette apposée sur le pare-brise.

Conseils pratiques

Voici quelques conseils à mettre en pratique pour optimiser le contrôle technique de votre véhicule utilitaire.

Choisir le centre de contrôle

Les principaux critères de choix sont le tarif (certains centres pratiquent des tarifs plus chers pour les utilitaires), ainsi que la gratuité possible de la contre-visite.

Effectuer un précontrôle

Le précontrôle est une opération qui n’est pas obligatoire comme veulent vous le faire croire certains réparateurs peu scrupuleux. En outre, elle n’est pas une garantie d’acceptation au contrôle technique obligatoire. Mieux vaut passer une contre-visite, en s’étant assuré auparavant de sa gratuité.

Les points possibles à contrôler soi-même

Vous pouvez limiter les risques de refus en contrôlant facilement les points suivants :

  • la pression des pneus ;
  • les niveaux (huile, freins, etc.) ;
  • le fonctionnement de l’éclairage ;
  • l’état des balais d’essuie-glace ;
  • l’état du pare-brise et des rétroviseurs ;
  • l’état des plaques d’immatriculation ;
  • le fonctionnement des ceintures de sécurité.
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